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Il y a de longues années vivait un empereur qui était très vaniteux. La chose qu’il aimait par-dessus tout était d’avoir les habits neufs. Il les gardait dans plusieurs de pièces et les changeait douze fois par jour, ce qui fatiguait les femmes qui devaient faire toute la lessive.
Un jour, deux inconnus arrivèrent au palais.
« Nous pouvons vous tisser les habits les plus magnifiques du monde, et tout le monde vous enviera, » dirent ils, en s’inclinant devant l’empereur.
« Ah, c’est ce que j’avais toujours désiré, » pensa l’empereur. « De porter les habits les plus beaux du monde. »

Pendant plusieurs des semaines les inconnus travaillèrent et ne permirent à personne de voir ce qu’ils faisaient. Mais l’empereur devint impatient, et il entra de force la pièce. Il chercha, mais il ne vit de tissu nulle part.
« Bien, » dit le premier inconnu. « Qu’est-ce que vous en pensez, votre majesté ? Est-ce que ce n’est pas le tissu le plus magnifique, les couleurs les plus scintillants, le motif le plus chic ? »
L’empereur regarda autour de lui mais il ne vit rien.
« Qu’est-ce que vous voulez dire ? » demanda-t-il.
« Ceci, » dit les inconnus. « Ce tissu est si spécial et rare que seul les gens plus intelligents peuvent le voir. C’est trop délicat d’être vu par les gens ignorants et stupides: ça c’est de la magie. »
« Bien sûr, bien sûr, » dit en hâte l’empereur, qui ne voulut pas sembler stupide ou ignorant. « C’est ce que j’avais toujours voulu. Je suis sûr qu’il seront beaucoup admiré par tous mes sujets. Quand sera-t-il prêt ? »
« Et Bien, » dirent les inconnus. « Si vous pouvez nous payer plus, je suis sûr qu’ils seront prêt à temps pour les porter à la parade d’été. »
L’empereur promit de les payer tout ce qu’ils voudraient s’ils finissaient de faire les habits à temps.

Le moment arriva. Les deux inconnus donnèrent à l’empereur ses habits neufs en disant :
« Tout le monde vous admirera votre majesté. »
Maintenant tout le monde à la cour sut que ces habits étaient si spéciaux que seulement les gens intelligents pouvaient les voir. Les courtisans ne voulurent pas sembler stupides, donc ils dirent :
« Comme ils sont magnifiques ! » « Quelles couleurs ! » « Quelle style ! »
« Oh mon Dieu, » pensa l’empereur. « Ils peuvent tous voir les habits, mais moi je ne le peux pas. Est-ce que ça veut dire que je suis stupide et pas assez compétent pour être l’empereur ? Je dois faire semblant que je peux les voir aussi. Personne ne doit découvrir la vérité. »

L’empereur enleva ses habits et permit aux inconnus de s’habiller avec ses nouvelles tenues.
La procession s’assembla. « Suive moi, » dit l’empereur, tandis que les gardes ouvrirent les portes du palais et il marcha à grands pas dans la rue. Il y eut des foules de peuples dans la rue. Ils avaient entendu que seulement les gens intelligents pouvaient voir les habits neufs de l’empereur. Ils ne voulurent pas sembler stupides, donc ils dirent :
« Quelle jolie tenue ! » « Comme il semble élégant. » « ils sont magnifiques les habits neufs de l’empereur. »
Soudainement, une petite voix de la foule cria :
« Ouah ! Il ne porte rien, l’empereur est nu comme le jour ou il est né ! »

Un silence embarrassant tomba. Puis tout le monde éclata de rire.
« Le petit garçon a raison ! » dirent-ils. « L’empereur ne porte rien ! »
L’empereur rougit de honte, parce qu’ ils avaient raison.
« Donne-moi une cape, » ordonna-t-il au courtisan. « On doit retourner au palais et on ne doit jamais oublier que notre vanité ne doit pas nous permettre de croire ceux qui recherchent seulement à nous flatter. »
Depuis ce jour, l’empereur fit du petit garçon un membre important de la cour, et quand il eut besoin de conseils c’est à lui qu’il demandait.
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